Bernard Thévenet dopage : quand le corps dit stop

13/01/2026

L’affaire bernard thévenet dopage révèle une vérité brutale : la quête du maillot jaune peut parfois détruire un homme de l’intérieur. Je reviens sur la manière dont la cortisone a ruiné la santé du champion et précipité la fin soudaine de sa carrière. 🚴‍♂️ Comprenez enfin le prix exorbitant payé par « Nanard » pour ses exploits face à Eddy Merckx.

La santé avant le maillot jaune : le prix à payer

On imagine souvent que les carrières s’arrêtent sur une chute ou par l’âge. Pour « Nanard », c’est différent. Le lien de cause à effet entre Bernard Thévenet dopage et son déclin est clinique, brutal et sans appel. Ce n’est pas un mystère : les corticoïdes ont eu raison de son organisme bien avant que ses jambes ne lâchent 🚴‍♂️.

L’hospitalisation de 1977 : un tournant brutal

L’hiver 1977 marque une rupture nette dans son parcours. Ce n’est pas une blessure de course habituelle. Bernard est hospitalisé d’urgence pour un problème interne grave. Son corps tire la sonnette d’alarme de façon violente et inattendue.

Le diagnostic est sans équivoque pour le coureur. Il souffre d’une maladie du foie qu’il attribue directement à l’usage prolongé de stéroïdes. C’est le point de bascule irréversible de sa carrière professionnelle.

Cet épisode médical sonne le glas de sa période de gloire. Le champion qui avait terrassé Merckx affronte désormais un adversaire interne bien plus redoutable : sa propre santé.

Les conséquences physiques directes de la cortisone

En 1978, la vérité éclate au grand jour. Thévenet avoue publiquement avoir consommé de la cortisone durant trois années complètes. Cette période correspond exactement à ses deux sacres sur la Grande Boucle.

Cette hospitalisation n’était pas le fruit du hasard, révélant des soucis spécifiques :

  • Problèmes au foie (maladie hépatique).
  • Atteinte des glandes surrénales.

Ces défaillances organiques n’étaient pas de simples spéculations journalistiques. Elles constituaient la conséquence directe et documentée de la prise de substances, un fait courageusement reconnu par le coureur lui-même.

L’abandon sur le Tour 1978 : le corps dit stop

Il tente un retour à la compétition en 1978 pour défendre son titre. La volonté est là, mais le cœur n’y est plus. Surtout, son corps ne suit plus la cadence imposée.

Le couperet tombe durant la deuxième étape de montagne du Tour de France 1978. Il abandonne la course. Ce n’est pas un retrait anodin, c’est le symbole d’un champion qui ne peut plus suivre le rythme dicté par son propre corps affaibli.

Il faut voir cet abandon comme une preuve irréfutable. Sa carrière au plus haut niveau était terminée, non par manque de talent, mais par pur épuisement physique.

Une époque grise : la cortisone et l’omerta du peloton

À cette époque, le statut de la cortisone restait particulièrement flou. Si Bernard Thévenet a admis son usage, il faut savoir que ce produit n’a rejoint la liste des interdits de l’UCI qu’en 1978. Avant cette date charnière, c’était une zone grise. 🚴‍♂️

Le plus dingue, c’est que les tests fiables pour la débusquer n’ont été homologués qu’en 1999. Vous voyez le problème ? Les contrôles d’hier n’avaient rien à voir avec la rigueur scientifique que l’on connaît aujourd’hui.

Pourtant, l’utilisation de la cortisone était un sujet connu dans le milieu médical sportif bien avant les aveux fracassants du champion.

Un produit dans une zone grise légale

Nanard l’a dit sans détour : la pratique était commune chez les leaders du peloton. Il n’était pas une exception isolée, mais suivait une norme tacite pour rester au sommet de la hiérarchie mondiale.

Chronologie d’une fin de carrière annoncée
Année Événement sportif majeur Événement santé / Dopage
1975 Victoire sur le Tour de France Début de la période d’usage de cortisone (selon ses aveux)
1977 Victoire sur le Tour de France / Positif sur Paris-Nice Hospitalisation pour maladie du foie (hiver 1977)
1978 Abandon sur le Tour de France Aveux publics dans le magazine France Vélo
1981 Dernière saison professionnelle Fin de carrière, le corps ayant payé son tribut

Je pense que cette pression du groupe est un cas d’étude intéressant sur la culture du sport de haut niveau. On ne peut pas comprendre le dossier Bernard Thévenet dopage sans analyser ce contexte brutal. 📉

Briser l’omerta : les répercussions professionnelles et médiatiques

La tempête médiatique et la critique des pairs

Quand Bernard se confie à France Vélo, le retour de bâton médiatique est incroyablement violent 💥. La presse change radicalement de ton, accablant le double vainqueur du Tour sans aucune pitié. L’idole nationale devient subitement un paria aux yeux de beaucoup.

Dans le peloton, briser la loi du silence ne pardonne absolument pas. Ses pairs l’isolent immédiatement pour avoir osé parler de ce secret de polichinelle.

L’aveu public concernant le dossier Bernard Thévenet dopage a déclenché une avalanche de sanctions concrètes :

  • Critiques virulentes et incessantes de la presse sportive.
  • Ostracisation brutale par une grande partie du peloton professionnel.
  • Perte sèche du soutien de son sponsor historique Peugeot.

La rupture avec Peugeot et les dernières années de carrière

La sanction la plus lourde vient de son employeur de toujours, la marque au Lion. Peugeot tente de réduire son salaire d’un tiers suite à ses problèmes de santé récurrents. C’est la fin brutale d’une ère glorieuse. Il quitte l’équipe, blessé financièrement 💸.

Il doit s’exiler chez Teka en 1979 pour avoir le droit de rouler. Le cyclisme français lui a tourné le dos après ses aveux. C’est un départ forcé loin des projecteurs habituels 🇪🇸.

Sa dernière saison en 1981 se déroule anonymement dans une modeste équipe française. On est bien loin des fastes de ses grandes victoires sur le Tour 🚲.

De champion à consultant : la reconversion d’une icône blessée

Une nouvelle vie au service du cyclisme

Nanard n’a pas quitté le milieu après ses pépins de santé. Il a vite enfilé la casquette de directeur sportif pour rester dans le coup. On l’a ainsi vu aux commandes d’équipes comme La Redoute ou RMO.

Il a multiplié les expériences variées, prouvant sa légitimité intacte malgré les orages passés. Regardez plutôt la diversité des fonctions qu’il a occupées :

  • Directeur sportif pour des groupes comme La Redoute et RMO.
  • Sélectionneur de l’équipe de France sur route (1993-1996).
  • Organisateur de courses, notamment le Critérium du Dauphiné.

Ces rôles prouvent bien que le milieu ne lui a jamais tourné le dos. Même avec l’étiquette Bernard Thévenet dopage, son immense talent a prévalu. Les instances du vélo lui ont gardé une confiance totale.

La voix du Tour à la télévision

Le grand public le connaît surtout pour ses étés passés au micro. Il a longtemps œuvré comme consultant vedette pour France Télévisions. Sa voix a rythmé les après-midis de millions de Français durant le Tour. 🚴

Son approche n’était pas juste technique, elle visait la clarté pour le téléspectateur. Son rôle de consultant TV pour le Tour de France a contribué à rendre les retransmissions plus pédagogiques. Il décryptait la course pour tous.

Je pense que sa crédibilité venait justement de son vécu parfois douloureux. Il savait de quoi il parlait, y compris des aspects les plus sombres. C’était une voix honnête qui résonnait.

Au final, le parcours de Bernard Thévenet illustre une formidable capacité de résilience. Malgré une fin de carrière assombrie par la cortisone, il a su reconquérir le cœur du public. Je retiens l’image d’un homme qui, après avoir payé le prix fort, est devenu une voix indispensable et sage du cyclisme français. 🚴‍♂️