L’essentiel à retenir :
Felice Gimondi, simple remplaçant de 22 ans, crée la sensation en remportant le Tour de France 1965 dès sa première année professionnelle. Ce coup de maître face au favori Raymond Poulidor dévoile un talent exceptionnel, capable de briller sur tous les terrains. 🚴 Il s’impose finalement avec 2 minutes 40 d’avance, entrant instantanément dans la légende.
Comment un jeune néo-professionnel de 22 ans, Felice Gimondi, a-t-il pu déjouer toutes les statistiques pour s’imposer sur la Grande Boucle dès sa toute première participation ? Je vous propose de décortiquer le scénario inattendu du Tour de France 1965, où ce remplaçant de dernière minute a su résister à la pression pour dominer le grand favori Raymond Poulidor. Découvrez sans plus attendre comment cette victoire surprise, bâtie sur une audace folle et une gestion de course exemplaire, a propulsé un simple équipier au rang de légende du cyclisme italien. 🚴
Sommaire
L’arrivée fracassante d’un inconnu sur la grande boucle
Un remplaçant de dernière minute
Felice Gimondi n’était absolument pas prévu au départ. Son équipe, Salvarani, l’a appelé en urgence pour remplacer un coéquipier malade. C’était un pur concours de circonstances totalement inattendu. 🚴
Son rôle initial se limitait à celui d’un simple équipier. Personne, et lui le premier, ne l’imaginait jouer un rôle majeur sur cette course.
Voici les faits bruts sur sa situation au départ :
- Statut : un néo-professionnel de seulement 22 ans.
- Contexte : appelé en urgence par l’équipe Salvarani.
- Mission initiale : aider son leader, Vittorio Adorni.
La permission maternelle, une anecdote révélatrice
Je trouve cette anecdote dingue : Gimondi, déjà coureur professionnel, a dû demander l’autorisation à sa mère pour participer au Tour de France. Cela met en avant le côté presque enfantin de la situation et son inexpérience. 🚲
En fait, ce détail, loin d’être anodin, peint le portrait d’un jeune homme propulsé dans une aventure qui le dépassait complètement.
Première année pro, premier Tour de France
Il faut bien noter que 1965 est sa toute première saison chez les professionnels. C’est un point central de l’histoire. Il découvre tout juste le plus haut niveau.
Le Tour de France 1965 n’est pas seulement son premier Tour, mais l’une de ses premières grandes courses par étapes. Le contraste entre son statut et l’ampleur de l’épreuve est énorme.
On peut légitimement se demander comment un tel novice a pu se retrouver au sommet du podium aussi vite.
1965, le duel inattendu face à l’éternel second

Mais une fois sur le vélo, le jeune Italien a vite fait oublier son statut de débutant. La course a révélé un compétiteur féroce, prêt à défier les légendes établies.
La prise de pouvoir dès la troisième étape
C’est à Rouen que tout bascule pour le néo-pro. Felice Gimondi claque sa première victoire chez les grands lors de la troisième étape. Personne n’avait vu venir ce maillot jaune inattendu. 🚴♂️
Il lâche pourtant sa tunique par loyauté pour attendre son leader, Adorni. Mais l’abandon de ce dernier à la neuvième étape change la donne. Le jeune loup récupère son bien.
Le remplaçant de la dernière heure devient le patron. C’est lui qui commande désormais.
Poulidor au sommet du Ventoux, Gimondi en gestionnaire
Le Mont Ventoux devait être le tombeau des espoirs italiens. Raymond Poulidor, déchaîné, place une attaque tranchante et s’adjuge l’étape mythique devant une foule en délire. Tout le monde s’attend alors à voir le novice exploser en vol. 🏔️
Mais le gamin ne craque pas sous la pression. Il gère son ascension avec un sang-froid déconcertant et sauve son paletot pour quelques secondes. Une bonne préparation physique et nutritionnelle a sûrement aidé à tenir le choc mental et physique.
Le coup de grâce dans les contre-la-montre
On pensait qu’il allait subir la course, mais non. Je trouve sa stratégie audacieuse pour un débutant. Il a choisi d’attaquer là où personne ne l’attendait vraiment.
Le verdict tombe lors des chronos décisifs. Il domine d’abord l’exercice en côte au mont Revard (étape 18), comme le confirme cette source Universalis. Puis, il assomme définitivement Poulidor lors de l’ultime étape vers Paris, scellant son triomphe avec une autorité totale. ⏱️
La confirmation d’un champion hors-norme
Un palmarès déjà riche sur une seule course
Ce n’était pas un coup de chance pour le néo-pro. Felice Gimondi a claqué trois étapes sur ce Tour 1965, prouvant sa polyvalence. Ça pose un homme, non ?
Il ne s’est pas contenté de gérer son avance. Le jury lui a décerné le prix de la combativité pour son audace constante. Une attitude offensive qui force le respect. ⚔️
Maillot jaune, étapes, super-combatif : il a tout raflé d’un coup. C’est une performance rarissime pour une toute première année chez les pros. 🏆
Le podium final à Paris : une nouvelle ère
L’arrivée au Parc des Princes avait un goût particulier cette année-là. Voir ce gamin italien en jaune devancer l’idole Raymond Poulidor a choqué le public français. C’était bien plus qu’une victoire, c’était un changement d’époque brutal. 🚴♂️
| Position | Coureur | Nationalité | Équipe | Écart de temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Felice Gimondi | (ITA) | Salvarani | 116h 42′ 06″ |
| 2 | Raymond Poulidor | (FRA) | Mercier–BP–Hutchinson | + 2′ 40″ |
| 3 | Gianni Motta | (ITA) | Molteni–Ignis | + 9′ 18″ |
Au-delà de 1965 : la naissance d’une légende du cyclisme
Cette victoire spectaculaire n’était pas un simple coup d’éclat. Elle était en fait le premier chapitre d’une carrière qui allait placer Felice Gimondi au panthéon de son sport.
Le club très fermé des vainqueurs de trois grands tours
Gimondi n’est pas n’importe qui dans l’histoire du vélo. Il appartient à cette élite rarissime capable de dompter les trois monstres sacrés du calendrier, rejoignant des légendes comme Anquetil ou Merckx.
Regardez ce palmarès, ça donne le vertige. Il a prouvé qu’il pouvait gagner partout et longtemps, confirmant son statut validé par cette source Larousse :
- Tour de France (1965)
- Tour d’Italie (1967, 1969, 1976)
- Tour d’Espagne (1968)
Un athlète polyvalent, à l’aise sur tous les terrains
Ce qui m’impressionne, c’est qu’il ne se limitait pas à la haute montagne. 🏔️ Il excellait en contre-la-montre et brillait même sur les classiques pavées, refusant l’étiquette de simple grimpeur.
Cette capacité d’adaptation est la clé de ses triomphes sur les grands tours. On retrouve cette polyvalence rare aujourd’hui chez une championne hors norme comme Pauline Ferrand-Prévot dans un autre registre.
Le « phénix » de Bergame
On le surnommait « Le Phénix », et ce n’était pas pour faire joli. 🔥 Ce titre saluait sa faculté incroyable à renaître de ses cendres après les moments les plus durs.
C’est l’essence même de sa carrière : il pouvait traverser le désert, subir la loi des plus forts, puis revenir claquer une victoire légendaire quand personne ne l’attendait plus.
L’ombre du « cannibale » et l’héritage d’un champion
Mais la carrière de Gimondi, si brillante soit-elle, s’est heurtée à un mur. Un autre champion est arrivé, et a tout changé.
Rivaliser à l’ère d’Eddy Merckx
La suite du parcours de Felice Gimondi est impossible à dissocier de l’arrivée d’Eddy Merckx. Le Belge a débarqué et a totalement dominé le cyclisme mondial. On le surnommait le « Cannibale » pour sa faim insatiable de victoires. 🚴♂️
Gimondi est souvent présenté comme le grand rival malheureux de cette époque dorée. Sans l’ombre du Belge, son palmarès aurait sans doute été encore plus impressionnant. Il a dû se battre pour chaque miette laissée par le maître.
Il a d’ailleurs eu cette phrase marquante sur sa propre carrière. Il se considérait lui-même comme le « cannibale » du peloton avant que Merckx ne débarque.
Pourtant, il a réussi des exploits majeurs face à Merckx, prouvant sa ténacité. Sa victoire au championnat du monde 1973 à Barcelone, où il le bat au sprint, reste un sommet. Cela donne encore plus de valeur à ses victoires.
Un palmarès qui parle pour lui
Pour mesurer sa grandeur, il faut regarder bien au-delà des simples grands tours. Gimondi était aussi un immense chasseur de classiques redouté par tous.
Il a brillé sur les terrains les plus divers, accumulant des succès prestigieux tout au long de sa carrière :
- Paris-Roubaix (1966)
- Milan-San Remo (1974)
- Tour de Lombardie (1966, 1973)
- Champion du Monde sur route (1973)
- Plusieurs titres de champion d’Italie (1968, 1972)
Ces victoires, notamment sur des « monuments », le placent définitivement parmi les plus grands de l’histoire. On pourrait discuter de l’importance de ces courses par rapport au cyclo-cross moderne.
En somme, l’exploit de Felice Gimondi lors du Tour 1965 reste gravé dans la légende du vélo. Ce jeune remplaçant a su déjouer tous les pronostics pour battre Raymond Poulidor et s’offrir le maillot jaune à Paris. C’était le début d’une carrière exceptionnelle pour celui qui deviendra l’un des rares vainqueurs des trois Grands Tours. 🚴♂️🌟